Préparer sa retraite soulève inévitablement la question du fameux taux plein. Cette notion est la clé pour percevoir une pension sans minoration. Obtenir sa retraite à taux plein signifie que le calcul de votre pension de base ne subira aucune décote, c’est-à-dire aucune réduction définitive. Pour y parvenir, il ne suffit pas seulement d’atteindre un certain âge. Il faut avant tout avoir validé un nombre précis de trimestres de cotisation auprès de l’assurance retraite. Suite à la réforme des retraites de 2023, les règles ont évolué, d’où l’importance de bien comprendre le nombre de trimestres requis selon votre année de naissance pour planifier sereinement votre départ.

Le nombre de trimestres requis pour le taux plein selon votre année de naissance

Pour une retraite à taux plein, vous devez justifier d’une durée d’assurance spécifique qui s’exprime en trimestres. Ce nombre n’est pas fixe et a été progressivement allongé par les réformes des retraites successives. L’âge légal de départ est progressivement relevé à 64 ans et, en parallèle, la durée de cotisation nécessaire pour éviter une décote augmente elle aussi.

Voici le nombre de trimestres à valider pour le taux plein selon votre année de naissance :

  • né en 1960 : 167 trimestres (41 ans et 9 mois) ;
  • né en 1961, 1962, 1963 : 169 trimestres (42 ans et 3 mois) ;
  • né en 1964 : 171 trimestres (42 ans et 9 mois) ;
  • né en 1965 et après : 172 trimestres (43 ans).

En outre, il faut rappeler que valider un trimestre ne signifie pas forcément avoir travaillé 1 mois plein. Un trimestre est validé dès lors que vous avez perçu un salaire brut équivalent à 150 fois le SMIC horaire au cours de l’année. Pour 2025, il faut donc avoir gagné 1 782 euros bruts pour valider un trimestre et 7 128 euros bruts pour en valider quatre dans l’année, même si votre carrière a été plus courte. 

L’âge du taux plein automatique, une garantie essentielle

Pour de nombreux salariés aujourd’hui, il est possible d’atteindre l’âge légal de départ à la retraite sans avoir accumulé le nombre de trimestres requis pour le taux plein. Dans ce cas, le montant de votre pension subira une décote. Plus précisément, chaque trimestre manquant réduit votre pension de manière définitive. Cependant, il existe une porte de sortie : l’âge du taux plein automatique fixé à 67 ans.

À cet âge en effet, votre pension est automatiquement calculée à taux plein (50 % du salaire annuel moyen pour le régime général), quel que soit le nombre de trimestres que vous avez validés durant votre carrière professionnelle. Néanmoins, cela ne signifie pas que votre pension sera maximale. Le montant de votre retraite dépendra toujours du nombre de trimestres réellement cotisés par rapport à la durée d’assurance requise pour votre génération.  

Que se passe-t-il –si vous avez plus de trimestres que nécessaire ? C3-Challenge

Que se passe-t-il –si vous avez plus de trimestres que nécessaire ?

Avoir une carrière longue peut vous amener à cotiser plus de trimestres que le nombre exigé pour votre génération. Ces trimestres supplémentaires ne sont pas perdus. Ils génèrent en effet une surcote, c’est-à-dire une majoration du montant de votre pension de base. Chaque trimestre civil cotisé au-delà de la durée d’assurance requise et après l’âge légal de départ augmente votre pension de 1,25 %. Si vous continuez à travailler pendant une année complète après avoir rempli les conditions du taux plein (soit 4 trimestres supplémentaires), le montant de votre retraite de base sera donc majoré de 5 %. C’est une option intéressante pour les salariés qui souhaitent améliorer le montant final de leur pension. 

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Emilie Rousseaux

Formatrice et rédactrice passionnée, Emilie offre des conseils pratiques pour optimiser la carrière et le business de nos lecteurs.

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