Perdre son conjoint est une épreuve difficile qui s’accompagne très souvent d’une importante baisse de revenus pour le foyer. Pour pallier cette situation, la pension de réversion permet au conjoint survivant de percevoir une partie de la retraite que son époux ou épouse décédé(e) touchait ou aurait dû toucher. Cependant, l’attribution de cette pension n’est pas automatique. Si des conditions liées au mariage et à l’âge sont bien connues, le critère des ressources du demandeur est souvent le plus déterminant, surtout pour la pension du régime de base. Le présent article vous renseigne sur les plafonds et les revenus pris en compte pour savoir si vous pouvez prétendre à ce droit en 2025.
Quels plafonds de ressources pour toucher la réversion du régime général ?
Pour la pension de réversion versée par l’Assurance Retraite (le régime de base des salariés du privé), vous devez impérativement respecter des conditions de ressources. Autrement dit, vos revenus annuels bruts ne doivent pas dépasser un certain plafond qui est réévalué chaque année. Pour 2025, les plafonds à ne pas dépasser sont les suivants :
- 24 710 euros si vous vivez seul(e) ;
- 39 536 euros si vous vivez en couple (mariage, PACS ou concubinage).
Au moment de votre demande, l’administration examine d’abord la somme de vos ressources personnelles des 3 derniers mois. Si ces ressources dépassent le plafond trimestriel autorisé (1/4 du plafond), on examine alors vos ressources sur les 12 derniers mois. Si, là encore, le plafond annuel est dépassé, la demande de pension de réversion est rejetée. Il est donc important de bien évaluer l’ensemble de vos revenus avant de faire votre demande.
Quels revenus sont pris en compte pour le calcul des ressources ?
Pour vérifier votre éligibilité à la pension de réversion, l’administration fiscale n’examine pas que vos salaires ou vos autres pensions de retraite personnelles. La plupart de vos ressources sont intégrées dans le calcul, à l’exception de quelques-unes. Les revenus à déclarer comprennent notamment :
- les revenus d’activité professionnelle (salaires, revenus d’indépendant…) ;
- les allocations (chômage, maladie…) ;
- les pensions de retraite personnelles (base et complémentaire) et les pensions d’invalidité ;
- les revenus de biens immobiliers ou de placements financiers avec une évaluation forfaitaire de 30 % de leur valeur s’ils ne produisent pas de revenu direct.
Par contre, les prestations familiales, l’Aide Personnalisée au Logement (APL) et les revenus de la pension de réversion elle-même sont exclus du calcul. Si le total de vos ressources dépasse le plafond, le montant de la pension de réversion sera réduit à hauteur du dépassement.

Qu’en est-il de la retraite complémentaire Agirc-Arrco ?
Contrairement au régime de base, la pension de réversion de la retraite complémentaire Agirc-Arrco ne dépend d’aucune condition de ressources. Peu importe le montant de vos revenus personnels, vous pouvez y prétendre si vous remplissez les autres critères (âge et situation maritale). Cependant, il existe une différence majeure : le remariage. Si vous vous remariez après le décès de votre conjoint, vous perdez définitivement votre droit à la pension de réversion du régime Agirc-Arrco. Ce n’est pas le cas pour la pension du régime de base qui peut être maintenue même en cas de nouvelle union, tant que les conditions de ressources du nouveau foyer sont respectées.
Articles similaires
- Pension de réversion en 2026 : combien d’années de mariage faut-il pour y avoir droit ?
- Cumul emploi retraite : Combien d’heures peut-on travailler ?
- Montant des retraites dans le privé : à quoi s’attendre réellement selon sa carrière ?
- Retraite à taux plein : combien de trimestres faut-il vraiment pour partir sereinement ?
- Comment racheter des trimestres pour la retraite dans la fonction publique ?

Formatrice et rédactrice passionnée, Emilie offre des conseils pratiques pour optimiser la carrière et le business de nos lecteurs.

