La convention collective de la métallurgie a été ratifiée en février 2022 et a pris effet en janvier 2024. Cet accord national, succédant aux 76 conventions précédentes, est désormais consolidé en un seul document. Cette convention collective a pour objectif de catégoriser les emplois et a été mise à jour pour promouvoir une plus grande équité entre les employés et les employeurs.

Une grille de salaires unifiée

Pour les 42 000 entreprises regroupant plus d’un million de salariés, une nouvelle grille tarifaire a été instaurée. Concernant le secteur de la métallurgie, il est impératif qu’un expert CSE maîtrise cette grille. Celle-ci vise à assurer l’équité entre les salariés en se basant sur divers critères notés (d’un degré allant de 1 à 10), qui incluent :

  • La communication.
  • L’autonomie.
  • La contribution.
  • Le niveau de complexité de l’activité.
  • Les connaissances.
  • L’encadrement-coopération.

Quid du salaire ?

La classification selon les groupes s’établit sur la distinction entre employés cadres et non-cadres. Pour connaître sa classification, il est possible de se référer à son contrat de travail. En identifiant son groupe, il devient aisé de déterminer le salaire minima hiérarchique (SMH). Ces minimums salariaux oscillent de 21 700 à 68 000 euros pour une semaine de travail de 35 heures. Cette rémunération peut également être modulée selon les années d’ancienneté.

Une nouvelle prime d’ancienneté

La convention collective de la métallurgie (IDCC 3248) a par ailleurs instauré un système de rémunération relatif à la prime d’ancienneté. Cette prime s’adresse aux groupes allant de A à E ayant cumulé au moins trois ans d’ancienneté dans la même entreprise. Elle s’ajoute à la rémunération mensuelle. À titre de rappel, cette prime est calculée en fonction du taux attribué à la classe de groupes.

Une nouvelle prime d’ancienneté

La durée de période d’essai actualisée

Pour les travailleurs sous Contrat à Durée Indéterminée (CDI), les durées de période d’essai ont été actualisées en fonction du groupe d’emploi. Ainsi, les groupes A, B et C disposent d’une durée de deux mois calendaires. Ceux des groupes D et E disposent de 3 mois et une période de 4 mois calendaires est prévue pour les salariés des groupes G à I. Pour rappel, cette période pourra être renouvelée.

Une nouvelle protection sociale complémentaire

Depuis janvier 2023, les salariés bénéficient d’une protection sociale complémentaire avec un régime de garanties relatives aux frais de santé et à la prévoyance en cas d’incapacité, de décès ou d’invalidité. Dans ce cas, les employeurs ont la possibilité d’ajouter d’autres garanties pour la protection optimale des travailleurs. Cet ajout de garantie peut être pris en charge par l’employeur ou le salarié, selon les termes du contrat de travail.

Des congés sans condition d’ancienneté

Pour les événements familiaux, la convention stipule que chaque employé ou salarié a droit à des congés. Selon le type d’événement (mariage, décès d’un parent ou d’un grand-parent), des jours de congé conventionnels sont octroyés. La durée peut varier d’un jour à une semaine. Afin de les obtenir, les employés doivent fournir un document justificatif.

La convention collective de la métallurgie de 2025 a été révisée pour garantir de meilleures conditions de vie et de travail tant pour les travailleurs que pour les employeurs au sein des entreprises. Elle inclut une nouvelle grille salariale unique, mais aussi l’instauration de protections complémentaires pour les employés, ainsi que des congés payés conformes au code du travail. Chaque salarié est prié de se tenir informé des nouvelles mises à jour pour pouvoir connaître ses droits.

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Jules Beaumont

Expert en stratégie d'entreprise, Jules est passionné par la formation continue et les nouvelles perspectives de carrière.

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