Depuis des décennies, le législateur français a encadré la durée de travail en France afin de préserver la santé des salariés, mais aussi de leur garantir un certain équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Ainsi, bien que la semaine de 35 heures soit une référence, elle ne constitue pas le plafond ultime. Dans cet article, on vous dévoile les plafonds légaux, les exceptions à la règle et les protections essentielles pour les salariés.
La durée de 35 heures
Fixée par le Code du Travail, la durée légale en entreprise est de 35 heures par semaine. Cela revient à 151,67 heures chaque mois et à 1 607 heures chaque année. Cette référence est essentielle pour calculer les heures supplémentaires, par exemple.
En revanche, elle ne constitue pas un plafond limite. De fait, cette référence ne limite pas forcément le nombre d’heures autorisées dans des cas précis.

Quelles sont les durées maximales quotidiennes et hebdomadaires ?
Au quotidien, la durée maximale de travail effectif ne doit pas dépasser 10 heures par jour. Il n’y a qu’en cas de nécessité (une urgence ou un surcroit temporaire d’activité) que ces heures de travail peuvent atteindre 12 heures par jour. Dans certaines entreprises, le dépassement de la durée légale est prévu par un accord collectif.
Relativement à la durée hebdomadaire maximale, elle est fixée à 48 heures sur une même semaine, ce qui est le plafond absolu, et à 44 heures en moyennes sur 12 semaines consécutives. Un accord collectif peut conduire ces 46 heures sur 12 semaines ; de manière exceptionnelle, l’inspection du Travail peut autoriser jusqu’à 60 heures la semaine, à condition que ce soit des circonstances exceptionnelles.
Quels sont les temps de repos obligatoires ?
Il y a des limites relativement à l’horaire, mais le Code du Travail impose aussi un repos minimum afin de garantir la sécurité et le bien-être des salariés. Aussi, entre deux journées consécutives de travail, le salarié doit avoir au moins 11 heures consécutives de repos.
En ce qui concerne le repos hebdomadaire, il est d’au moins 24 heures et doit être couplé avec un repos quotidien. Cela équivaut donc à 35 heures consécutives de repos par semaine. Aucun salarié ne doit être employé plus de six jours chaque semaine.

Quelles sanctions si les durées maximales de travail ne sont pas respectées ?
L’employeur qui ne respecte pas les durées légales de travail peut être condamné à des sanctions :
- pénales ;
- administratives ;
- civiles.
Les amendes sont de 4e classe par salarié, et les sanctions administratives sont des amendes qui vont jusqu’à 4 000 euros par salarié. Cela s’applique lorsque des poursuites pénales ne sont pas engagées. Les sanctions civiles, quant à elles, peuvent entraîner des condamnations à payer des dommages et intérêts. Cela s’applique dès que le dépassement de la durée légale qui constitue l’infraction a déjà créé un préjudice au salarié.
En revanche, cet article ne remplace pas une consultation juridique en bonne et due forme. Pensez à consulter un professionnel du droit ou un avocat si vous traversez une situation spécifique.
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Formatrice et rédactrice passionnée, Emilie offre des conseils pratiques pour optimiser la carrière et le business de nos lecteurs.

